Vasseur, Leclerc et Hamilton solidaires contre des rumeurs « ridicules »
Un passé glorieux, des partisans passionnés, une pression sans relâche et une culture unique… Si Ferrari était une équipe de la LNH, serait-ce le Canadien de Montréal? Maintenant que ce pavé est jeté dans la mare, Ferrari a dû encore une fois naviguer autour de rumeurs, cette fin de semaine, dans le paddock du Grand Prix du Canada. C’est qu’avant que le grand cirque de la F1 débarque à Montréal, la presse italienne avait évoqué que la marque au cheval cabré songe à remercier le directeur d’équipe Frédéric Vasseur si les résultats ne s’améliorent pas rapidement. Selon le Corriere della Sera, Ferrari envisage une promotion pour Antonello Coletta, qui dirige le programme d’endurance de Ferrari, ou même d’aller recruter Christian Horner chez Red Bull. Tout ça alors que Ferrari est, avant le Grand Prix du Canada, en 2e place au championnat des équipes. C’est à se demander si Nico Hülkenberg savait qu’il allait secouer toute une écurie quand il a dépassé Lewis Hamilton en toute fin du Grand Prix d’Espagne, il y a deux semaines. Vasseur est monté aux barricades, vendredi, lors d'une conférence de presse organisée par la FIA. Visiblement écoeuré par le sujet, il a défendu le travail de son équipe et rejeté en bloc les allégations. Le Français en a rajouté : Déjà bien réchauffé, Vasseur a été relancé sur un autre sujet qu'il préférait éviter : les problèmes qui ont ralenti les Ferrari en Espagne. À la blague, il a enfin cédé à la pression. Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont permis à Ferrari de se placer 2e au classement des équipes après 9 courses, mais la pression de gagner est grande. Photo : Getty Images / Mark Thompson Les pilotes de la Scuderia ont aussi démenti avec vigueur la rumeur d'une discorde. Même son de cloche pour Charles Leclerc, qui a lui aussi réitéré son engagement à long terme avec Ferrari, jeudi. Dans le Corriere della Sera, on évoquait même que Leclerc songe à changer de volant. Deux sièges sont déjà en jeu, alors que nous ne sommes pas encore à la mi-saison : George Russell chez Mercedes arrive au bout de son entente avec l’écurie allemande, et le volant de Tsunoda avec Red Bull n’est pas encore sécurisé. Russell a insisté jeudi pour dire que sa prochaine entente devrait être une formalité, qu’il est heureux avec Mercedes et il croit que l’intérêt est mutuel. Vendredi, Vasseur a rajouté une couche sur le sujet. Vasseur à la défense de son équipe
Je vais devoir être prudent parce que je ne veux pas me retrouver devant les commissaires, a d'abord prévenu Vasseur. D'abord, je veux préciser que ce sont certains médias italiens, pas tous, qui écrivent ce genre de trucs... Parfois, je vois le nom en haut de l'article et je dois faire une recherche Google parce que je n'ai jamais vu cette personne dans ma vie.
Depuis le début de la fin de semaine, on ne fait que parler de [ces rumeurs], a-t-il poursuivi. Je ne comprends pas. C'est inacceptable. Si leur but est de provoquer une distraction, ils ont réussi.
Ces gens ne prennent pas en compte que s'ils annoncent qu'untel prend une position, ça veut dire que quelqu'un d'autre lit ce texte et se dit "ça y est, lundi, j'ai perdu mon emploi". Idem pour les gens qui travaillent pour cette personne. Ç'a des répercussions sérieuses pour plein de gens, qui ont des familles.
On a trouvé le problème. On avait mis les roues arrière en avant.

J’adore travailler avec Fred [Vasseur], a dit Hamilton jeudi, en conférence de presse. C’est lui la raison principale de ma signature avec Ferrari. Nous sommes dans cette aventure ensemble. On travaille fort en coulisses. Ce n’est pas parfait, mais je suis ici pour travailler avec l’équipe, avec Fred. Je suis ici pour plusieurs années à venir.
Fred est l’homme qui va nous mener au sommet. C’est un non-sens, ce qui a été écrit. Ils ne savent pas ce qui se passe derrière les portes closes.
Évidemment qu’il y a de la pression parce qu’on veut gagner, mais [changer la direction], ça ne fait pas partie des discussions.
Je suis surpris, franchement, et j’aime autant ignorer ces rumeurs, a dit Leclerc. Mais, je n'ai rien dit de la sorte, en fait, j’ai plutôt dit le contraire. J’adore Ferrari, j’adore l’équipe, je veux ramener l’équipe au sommet.
À chaque occasion, Charles répète qu'il aime Ferrari, qu'il veut gagner avec Ferrari, qu'il veut faire sa carrière chez Ferrari. Pourtant, chaque lundi, on lit dans les médias qu'il veut voir ailleurs. Je ne sais pas ce qu'on peut faire de plus!
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